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Communiqués de presse

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Chaos de camions sur le Gothard? (29.03.2001)

ChiassoCOMME NOUS POUVIONS nous y attendre, nous avons vécu les premiers jours de surcharge de trafic sur le Gothard. Alors qu'auparavant environ 2400 camions étaient dénombrés dans chaque sens les jours de pointe, ce sont près de 3000 poids lourds qui ont été comptés hier selon les déclarations de la police uranaise, ce qui correspond à nos estimations. Nous estimons la part du trafic de transit à environ 80%. Et lorsque le système de perception de la RPLP tombe momentanément en panne, comme ce 29.03.2001, tout le système du trafic s'effondre. La capacité des installations de dédouanement de Chiasso a été largement dépassée en raison de cette affluence. Une amélioration de la situation n'est pas en vue, étant donnée une hausse probable de l'affluence ces prochaines semaines et que la capacité de Chiasso ne peut pas être augmentée. Un transport s'effectuant de Aarau à Lugano dure 7,5 heures au lieu de 2,5 heures. 9 heures sont nécessaires pour un transit de Bâle à Chiasso. Les livraisons à destination et en provenance du Tessin s'effectuent avec beaucoup de retard car les chauffeurs doivent subir de très longs temps d'attente.

L'origine de la croissance du trafic est clairement due à l'augmentation de la limite du tonnage à 34 tonnes. Avec 34 tonnes et 5% de tolérance le Gothard est la meilleure voie de liaison entre l'Italie et l'Europe du Nord. En comparaison avec d'autres passages alpins, la taxe de fr. 160.- du Gothard représente une offre très intéressante. Nous avons constaté que le Gothard est emprunté par des transporteurs qui n'y ont jamais été vus auparavant. Il ne s'agit que d'une question de temps jusqu'à ce que les transporteurs étrangers découvrent le San Bernardino. Le chaos s'étendra alors également aux routes grisonnes.

En raison de cette offre de transit particulièrement avantageuse, les transports d'importation et d'exportation ainsi que le trafic intérieur sont fortement défavorisés. Le trafic intérieur, comme le trafic de transit, est paralysé. Le canton du Tessin est coupé de la Suisse en raison de ces problèmes de circulation. L'industrie tessinoise, qui privilégie les relations commerciales avec la Suisse allemande, est particulièrement touchée. Il faut d'ailleurs compter avec des crises d'approvisionnement au Tessin et éventuellement aussi dans l'Urnerland. Le rail ne peut pas prendre en charge les transports supplémentaires.

Il faut s'attendre à de graves accidents de la circulation dus aux longues périodes d'attente qui irritent les chauffeurs. La perte de temps conduit certains chauffeurs à commettre des fautes graves, ce que nous avons pu également constater. Les nerfs sont souvent à vif. En raison de ces temps d'attente, la réglementation concernant les périodes de travail et de repos est souvent ignorée. D'une part, il manque les places d'échange et de repos et, d'autre part, le client fait pression sur les délais. Pour des raisons de sécurité, nous refusons une augmentation de la capacité par un assouplissement de l'interdiction du trafic de nuit: la sécurité du trafic serait nettement réduite car, comme des études le démontre, le risque d'accident est beaucoup plus élevé durant les heures de nuit.

Comme au Mont-blanc, un grave accident au tunnel du Gothard pourrait subitement et durablement interrompre le trafic. Les conséquences ne se feraient pas seulement ressentir par les transporteurs. Mais pour garantir une certaine sécurité du trafic, il faut au plus vite prendre des mesures.

A brève échéance, tout devra être entrepris en vue d'empêcher une croissance du trafic de transit. Il devrait être limité afin de ne pas gêner le trafic intérieur par le Gothard et le San Bernardino. Nous attendons que l'Office fédéral des transports en collaboration avec les offices de douanes prenne les dispositions nécessaires.

David Piras, secrétaire général

 

Nouveaux obstacles routiers? (15.02.2001)

Limitation aux 28 t.A DIVERS ENDROITS DE SUISSE, des panneaux de limitation aux 28 tonnes et d'interdiction aux camions sont sortis de terre comme des champignons, ceci suite à l'augmentation des limites du tonnage à 40 tonnes et à l'introduction de la RPLP. D'une part, il est vrai que certains ponts ne supporteraient pas la charge supplémentaire et d'autre part, il est évident que certaines communes ne souhaitent pas qu'un chauffeur cherche un chemin plus court afin d'économiser la RPLP. Les possibilités de rationalisation très prisées dans le transport routier sont de ce fait limitées. Ces mesures accompagnant la RPLP n'ont absolument pas été évoquées avant le vote.

Nous espérons qu'avec les recettes de la RPLP, les routes seront remises en état aussi rapidement que possible, ceci conformément aux promesses faites.

Nous comprenons que des communes veulent mettre à l'abri du trafic lourd les routes secondaires et les zones résidentielles. Il faudrait éviter des nuisances sonores supplémentaires aux habitants. Par contre, les routes d'accès aux zones industrielles devraient être épargnées par les interdictions. Il n'est pas très écologique de faire effectuer plusieurs kilomètres supplémentaires à un camion en raison d'une interdiction. En raison de cette politique de St- Florian, le consommateur doit supporter des coûts supplémentaires et les nuisances sur l'environnement sont amplifiées.

David Piras, secrétaire général



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