16 La campagne de votation a été plutôt calme. Du côté des opposants, il était question d’argent et de protection de la nature. En outre, on nous a encore servi la sempiternelle conviction des Verts selon laquelle «plus de routes égale plus de trafic». La construction de nos routes dure trop longtemps. Dans la région lausannoise, on parle depuis 2009 déjà d’un élargissement de l’autoroute au croisement de l’A1 et de l’A9 dans la région de Crissier. Après le déblocage des budgets par les Chambres, les plans détaillés sont examinés depuis des années et les oppositions sont traitées. Alors que l’on envisageait auparavant le commencement des travaux au début des années 2020, il est désormais plutôt quesLes électeurs en ont assez de la construction d’autoroutes. Le projet était-il trop onéreux? N’avons-nous pas encore assez d’embouteillages? Il est difficile de savoir ce qui a vraiment influencé cette décision. Avec un taux de 45 %, la participation à ces votations se situait plutôt à la limite inférieure. Les gens n’étaient pas intéressés par le sujet et les autres projets de loi étaient encore moins captivants. Cela n’aura pas suffi Vote sur l’extension de l’autoroute TEXTE: DAVID PIRAS PHOTO: DANIEL VON KÄNEL tion de 2030 et l’OFROU prévoit même la fin des travaux pour... 2038. Depuis combien de temps attendons-nous le troisième tunnel au Gubrist? Les discussions datent déjà de plus de vingt ans. Les trois tubes du tunnel devraient être ouverts à la circulation en 2027. Même si la volonté politique existait et que l’argent était disponible, les possibilités d’opposition sont si nombreuses que rien que les retards ainsi occasionnés font qu’une génération d’ingénieurs ne suffit pas pour achever un projet. Ces derniers temps, nous avons enregistré deux votes positifs pour des projets de routes nationales, à savoir ceux concernant d’une part le tunnel du Gothard et d’autre part le financement général des projets actuels et futurs (FORTA). Toutefois, une défaite similaire avait déjà eu lieu en 2003: l’initiative Avanti avait également été balayée par le peuple. Il s’agissait alors surtout des autoroutes Zurich-Berne, Genève-Lausanne et du Gothard. Vingt ans plus tard, nous savons que certaines parties ont tout de même été achevées ou seront réalisées. Les grands projets et les paquets de votations ont toujours la vie dure. L’OFROU devrait probablement travailler différemment et faire avancer certains projets importants indépendamment les uns des autres. Nous savons que les embouteillages ne diminueront guère à l’avenir. Alors, si le salami ne passe pas en un seul morceau, il faudra le découper en tranches. TRANSPORT ET INFRASTRUCTURE
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