9 N° 3 | 2025 ASSOCIATION longues ne lui laissaient plus de temps pour faire autre chose. Mais Bernhard Schnyder n’est pas seulement un professionnel et un père de famille, c’est aussi un pompier dévoué: «Je suis chef d’engin et instructeur de conduite chez les pompiers», explique-t-il. Il ne veut pas renoncer à cette activité, c’est pourquoi il a aujourd’hui un emploi qui lui permet de concilier les deux. «Je suis toujours chauffeur, mais je suis aussi devenu chef de dépôt et acheteur de matériel», ajoute-t-il. Il passe donc son temps de travail au bureau, au dépôt et derrière le volant de son camion. «C’est très varié», assure-t-il. La carte de visite de l’entreprise Ce qu’il apprécie beaucoup dans son poste actuel, c’est la reconnaissance dont on y bénéficie. «Il arrive aussi que le chef nous fasse des compliments, et le vendredi soir, après le travail, il s’assoit avec nous autour de la table», reconnaît Bernhard Schnyder. Bien sûr, en contrepartie, il s’investit pour son employeur et veille à donner une bonne image de l’entreprise. «Je veille par exemple à ce que mon camion soit toujours bien entretenu», affirme-t-il. «Il y a des chauffeurs qui ne se soucient pas de l’état de leur camion, car après tout, il ne leur appartient pas. Pourtant, il en va de l’image de l’entreprise et des chauffeurs. Celle-ci souffre par exemple aussi lorsque l’on travaille en jogging.» Une grosse responsabilité Arrivé à Reiden, il s’enregistre et traverse le vaste site jusqu’à l’endroit où se trouve sa Il livre principalement des matériaux de construction sur les chantiers avec son camion-grue. Il transporte également des engins de chantier. Bernhard Schnyder: «Un chauffeur assume beaucoup de responsabilités.» cargaison. Il la hisse sur le camion à l’aide de la grue et l’arrime conformément aux consignes de sécurité. «Ce que j’aime dans le métier de chauffeur, c’est notamment le fait de pouvoir voir du pays», dit Bernhard Schnyder, en ajoutant: «On assume une grande responsabilité. Cela devrait être plus apprécié en général.» En revenant sur les changements mentionnés ci-dessus, il constate qu’on ne s’entraide plus comme avant au sein de la profession. «Beaucoup n’agissent que pour eux-mêmes», déplore-t-il. «Quand on n’avait pas encore de téléphone portable, on s’asseyait souvent autour d’une table dans un restaurant. Aujourd’hui, beaucoup restent dans leur cabine pour manger et c’est dommage.» Il serait souhaitable de renforcer la cohésion. C’est aussi pour cette raison qu’il est resté membre de la section glaronnaise des Routiers Suisses, section à laquelle il a adhéré alors qu’il était encore apprenti et qu’il préside depuis quatre ans, après avoir siégé pendant plusieurs années au comité. Heureusement que les 10 à 12 événements organisés chaque année bénéficient toujours d’une bonne fréquentation: «Cela permet au moins d’échanger entre nous», reconnaît-il en guise de conclusion. Outre la protection juridique, c’est justement cette solidarité entre les membres qui constitue le principal avantage d’une adhésion à notre association, surtout à une époque où le métier de chauffeur a beaucoup changé par rapport à l’époque en termes de cohésion. ■ Bernhard Schnyder, chauffeur et membre des Routiers Suisses depuis plus de 30 ans. PHOTO: BERNHARD SCHNYDER
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