17 N° 3 | 2025 VÉHICULES ET TECHNIQUE Ford Trucks a présenté un moteur à combustion à hydrogène au Salon IAA 2024. À PROPOS DE L’HYDROGÈNE Les Alpes comme station-service d’hydrogène? L’hydrogène est considéré comme une source d’énergie prometteuse pour l’avenir, même si son utilisation dans le domaine de la mobilité est restée discrète dans notre pays. Jusqu’à présent, l’hydrogène est principalement produit à partir d’eau ou de combustibles fossiles par des procédés électrolytiques ou chimiques. Mais il existe également des gisements naturels d’hydrogène qui pourraient être utilisés comme source d’énergie potentielle. L’hydrogène naturel est produit par des processus géochimiques se déroulant dans la croûte terrestre. L’un de ces processus porte le nom de serpentinisation: une réaction entre l’eau et les roches ferreuses qui libère de l’hydrogène. Selon un groupe de chercheurs du centre de recherche géologique «GFZ Helmholtz-Zentrum für Geoforschung», le plus grand potentiel de serpentinisation se trouve dans les chaînes de montagnes telles que les Alpes situées au centre de la Suisse. Celles-ci offriraient également des roches de stockage appropriées, comme le grès, qui pourraient permettre l’accumulation d’hydrogène. En Suisse, il est donc plus probable que l’hydrogène se trouve dans les Alpes, dans les cantons des Grisons et du Tessin. De l’hydrogène naturel a déjà été découvert dans plusieurs régions du monde, notamment au Mali, en Russie, au Brésil et aux États-Unis. L’hydrogène naturel est extrait par forage dans des formations géologiques contenant de l’hydrogène. Les premiers projets d’exploration et d’extraction en sont encore au stade pilote, faute de technologie suffisamment au point et de rentabilité économique. Néanmoins, le sujet semble avoir gagné en importance. DVK Rabais de 20% Uniquement sur présentation de ce coupon en caisse. Non cumulable, max 4 entrées par bon. Validité au 30.09.25 dans l’infrastructure de recharge nécessaire. La recharge en dépôt permet à elle seule de couvrir de nombreux trajets et autres utilisations. Grâce à l’exonération de la RPLP, les véhicules électriques, très coûteux à l’achat, ont pu et peuvent encore être exploités de manière rentable. Les avantages, y compris économiques, par rapport à un véhicule à combustion interne sont plus souvent perceptibles que ce n’est actuellement le cas pour les voitures particulières. Néanmoins, la question des moteurs à combustion interne pour les camions n’est pas à l’ordre du jour, même si des amendes seront imposées à partir de cette année si les importateurs ne respectent pas les valeurs limites de CO2, tant au sein de l’UE qu’en Suisse. Il existe encore des tâches et des régions où les camions électriques ne sont pas adaptés, car les distances sont trop longues ou l’infrastructure de chargement n’est pas disponible. C’est là que les moteurs à combustion entrent à nouveau en jeu. Le carburant HVO100, par exemple, dont la première station-service publique en Suisse a récemment été ouverte à Lyss, rend un camion à motorisation diesel environ 90 % plus propre en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit d’un carburant liquide et renouvelable, principalement produit à partir de résidus et de déchets durables tels que les graisses alimentaires usagées. Une réaction catalytique avec l’hydrogène transforme les huiles végétales en hydrocarbures et adapte ainsi leurs propriétés à celles du diesel. Mais l’hydrogène lui-même peut également alimenter un moteur à combustion. Pour cela, il faut cependant des moteurs spécialement conçus à cet effet, et non pas comme pour le HVO100, qui fonctionne avec la plupart des moteurs diesel de camions sans aucune modification. Divers fabricants commercialisent de tels moteurs. Même s’ils restent des produits de niche, ils montrent que la question n’est pas tant de savoir quel type de propulsion est utilisé, mais plutôt dans quelle mesure le carburant ou l’électricité est renouvelable. ■
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