Edition No 1/2026

15 N° 1 | 2026 VÉHICULES ET TECHNIQUE Avec les modèles E-Tech Electric D12 et D14, Renault Trucks ouvre les catégories de poids 12 et 14 tonnes pour les applications urbaines. Renault a également présenté une nouveauté dans la gamme Master avec le modèle Offroad. Disponible en version électrique ou diesel, cet utilitaire offre notamment une garde au sol plus importante. Le modèle d’exposition présente les deux solutions de batterie disponibles: à gauche, la batterie NCA bien connue, réservée au D16, et au-dessus, à droite, la solution LFP pour le D14 et le D12. VOLVO FL ELECTRIC 14 Sur un pied d’égalité Les modèles D et D Wide de Renault Trucks sont fabriqués en Normandie, sur la même chaîne de production que les Volvo FL et FE. Volvo a donc également présenté un FL Electric pour la catégorie des 14 tonnes (voir photos). Selon Volvo, sur les 172 kWh de capacité des nouvelles batteries LFP, 145 kWh nets peuvent être utilisés. Le châssis de 2,39 m est disponible en plusieurs empattements compris entre 3,80 et 6,50 mètres, ainsi qu’en différentes configurations d’essieux. Les nouvelles batteries n’ont aucune incidence sur les configurations de carrosserie. Le moteur électrique de la transmission centrale de cette série dispose d’une puissance de 180 kW (245 ch) et son autonomie est estimée à plus de 200 kilomètres. Dès le début, Volvo Trucks a équipé les modèles FL et FE d’un système de recharge rapide en courant continu et d’un système de recharge en courant alternatif, ce qui est souvent très apprécié, notamment dans les dépôts des entreprises. Les camions peuvent être rechargés en courant alternatif jusqu’à 43 kW, et jusqu’à 150 kW avec un chargeur rapide CCS, une recharge complète sur une station à courant continu prenant une heure. La production débutera au cours du second semestre 2026. Martin Schatzmann Désormais, les poids lourds électriques Renault Trucks pourront être rechargés non seulement selon la norme CCS actuelle avec une puissance maximale de 350 kW, mais aussi selon la future norme MCS (Megawatt Charging) avec une puissance maximale de 750 kW. Les carnets de commande sont ouverts pour les trois modèles T et ces véhicules seront produits à Bourg-en-Bresse. La dernière génération de batteries NCA est également utilisée sur le Renault Trucks D E-Tech Electric. A partir de l’automne prochain, des batteries LFP seront également utilisées à titre d’alternative, en même temps que sur le nouveau modèle D14. Avec ce dernier, Renault couvre désormais également la catégorie des 14 tonnes et élargit ainsi sa gamme de véhicules de distribution vers le bas. La France disposera aussi d’une variante de 12 tonnes, le D12. Les nouvelles versions de ces véhicules sont principalement destinées à un usage urbain, en combinaison avec des superstructures normales ou réfrigérées. Les modèles D14 (et D12) sont équipés de quatre batteries de 44 kWh chacune, offrant ainsi une capacité totale de 176 kWh et une autonomie pouvant atteindre 220 kilomètres. La conception plus compacte des nouvelles batteries LFP permet d’utiliser un châssis plus étroit (2,39 m). Les modèles 16 tonnes du D électrique continuent de miser sur des batteries NCA et nécessitent pour cela un châssis plus large. Le D14 est équipé d’un chargeur embarqué de 43 kW prévu pour la recharge dans les stations à courant alternatif. La recharge rapide est possible jusqu’à 150 kW. Renault Trucks a également présenté à Lyon une version supplémentaire du Master. Le Master Offroad est équipé pour affronter les mauvaises routes grâce à des pneus plus robustes, une garde au sol plus importante et un châssis renforcé. Il est disponible avec une motorisation électrique ou un groupe diesel. Appel à davantage de soutien Outre ces nouveautés, Renault Trucks réclame en France davantage de soutien de la part des pouvoirs publics pour développer la mobilité électrique. Les responsables souhaitent notamment une modification des horaires d’accès, par exemple avec des livraisons de nuit, ou davantage de places de stationnement avec des bornes de recharge. Par ailleurs, outre la Suisse avec l’exonération de la RPLP, d’autres pays proposent des incitations similaires, mais pas la France. C’est pourquoi le constructeur français demande également une exonération de péages pour les camions électriques. ■

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