Edition No 8/2026

28 CONCENTRATIONS Le «Ritzelwagen» et le D330: ce rassemblement Saurer a présenté les modèles marquant le début et la fin de la production indépendante de camions par Saurer. Le dernier samedi du mois d’août, comme le savent les amateurs de véhicules anciens, des camions des marques Saurer et Berna viennent de toutes les régions du pays pour se rendre au «Campus Sursee», où ils s’alignent en rangs serrés pour montrer toute leur splendeur. Cette année, c’était déjà la 40e édition du rassemblement Saurer. Le comité d’organisation souhaitait donc accueillir le plus grand nombre possible de «pièces d’exposition» issues de toutes les gammes de production des deux marques suisses de camions. Grâce aux nombreuses inscriptions enregistrées, cet objectif a été atteint. Ainsi, les personnes présentes à Sursee ont pu non seulement admirer le premier camion entièrement construit à Arbon, le «Ritzelwagen» (camion à pignon), mais aussi celui portant Pour ce rassemblement anniversaire organisé à Sursee, le comité d’organisation souhaitait réunir le plus grand nombre possible de véhicules issus de l’ensemble de la gamme de production des marques Saurer et Berna. L’objectif a été atteint. Du premier jusqu’au dernier Le 40e rassemblement Saurer à Sursee (LU) TEXTE ET PHOTOS: DANIEL VON KÄNEL le numéro de châssis le plus élevé, autrement dit le dernier issu de la production de véhicules utilitaires de Saurer. Ce dernier a été livré fin 1983. Des Saurer ont encore été produits pour l’armée jusqu’en 1986, mais par la société de fabrication de véhicules utilitaires Arbon & Wetzikon (NAW) SA, créée spécialement à cet effet. Le dernier Saurer fourni à l’armée a lui aussi rejoint à Sursee le «Ritzelwagen», ainsi que le D330 BF 8×4. Diversifier la production Comme l’indique le guide de la 40e édition du rassemblement Saurer à Sursee, l’entreprise Saurer a été fondée plusieurs décennies avant le début de la production de camions. C’est en effet en 1853 que Franz Saurer l’a fondée à St. Georgen, près de Saint-Gall. En 1862, l’entreprise s’installa à Arbon, où elle exploitait un atelier mécanique et une fonderie. En 1869, elle se lança dans la production de machines à broder manuelles, puis, quelques années plus tard, de machines à broder à navette. Après deux crises ayant affecté le secteur de la broderie, les jalons ont été posés pour la production de camions. Adolphe Saurer, fils du fondateur de l’entreprise, était convaincu que la survie économique ne serait possible qu’en diversifiant les activités. C’est ainsi qu’en 1888, la production de moteurs à combustion interne, ou plus précisément de moteurs à pétrole fonctionnant selon le «cycle Otto» (moteurs à 4 temps), a débuté à Arbon. Peu avant la fin du XIXe siècle, Saurer s’est également lancé dans la fabrication de métiers à tisser.

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