FPT: la technologie sur laquelle repose Iveco

Véhicules et technique Ausgabe-04-2026

Outre les essieux et les moteurs électriques, il est également possible de tester l’électronique de puissance et d’autres composants.

La technologie de propulsion et les composants ont toujours revêtu une importance capitale pour les constructeurs de véhicules utilitaires, et cela reste vrai avec la nouvelle forme de propulsion à moteurs électriques. Dans ce domaine, Iveco s’appuie sur sa propre filiale FPT, qui entretient également des liens très étroits avec la Suisse grâce à son centre de recherche sur les moteurs FPT situé à Arbon, au bord du lac de Constance. Mais le cœur de FPT bat essentiellement à Turin, où se trouve le siège administratif du groupe Iveco. FPT s’est désormais pleinement engagé dans les nouvelles technologies. D’une part, un site de production dédié aux composants électriques, l’usine e-Powertrain, a été inauguré il y a un peu plus de trois ans. C’est dans cette usine, adjacente au site de production d’Iveco, que sont fabriqués les trains de roulement actuellement utilisés dans les modèles eDaily et S-eWay. A cela s’ajoutent les batteries de traction destinées aux camions et bus électriques de grande taille, ainsi que les batteries pour les véhicules utilitaires légers.

La gamme de composants de propulsion électrique s’étend du moteur central compact eCD 140, d’une puissance de pointe de 140 kW, destiné à être intégré dans un véhicule utilitaire léger conventionnel, à l’essieu électrique haute performance eAX 840-R, équipé de deux moteurs électriques intégrés et à la puissance de pointe de 840 kW.

Alors qu’auparavant, les installations de développement et d’essai des constructeurs étaient principalement équipées de bancs d’essai pour moteurs et de bancs d’essai pour les systèmes de propulsion conventionnels, la mobilité électrique a nécessité une refonte en profondeur et une extension des installations d’essai. A Turin, FPT a également suivi cette voie en équipant ses bancs d’essai d’essieux électriques, de moteurs électriques et de batteries de traction. Ces dernières permettent de tester de nouvelles compositions chimiques ou de simuler le vieillissement grâce à des séries de tests de charge spécifiques. En effet, il faut veiller à ce qu’un incendie de batterie reste confiné et qu’aucune flamme ni aucun gaz toxique ne puisse se propager au reste du bâtiment. Les bancs d’essai destinés aux essieux électriques et aux moteurs électriques doivent être capables de supporter les couples de démarrage élevés de ces nouvelles solutions de propulsion. Ils permettent désormais de tester la résistance de l’électronique de puissance et du système de gestion de batterie dans des conditions proches de celles d’une exploitation réelle.

Texte: Martin Schatzmann